Essais

Essai sur l’environnement social

Envoyer valser John Wayne !

Génocide… ou pas ?

Il est en effet difficile quand on vient de visiter Auschwitz d’éviter le parallèle entre ces massacres qui ont pavoisé la vitrine de notre histoire. Mais en déplaçant le curseur on trouve des renvois vers un nombre impressionnant de ces exterminations, organisées et toujours encouragées par les gouvernements d’alors.

Arménie, Rwanda, Ukraine, Tchétchénie, Congo, Australie, Indu Kush, Tibet, destruction des villages roumains, la liste est si longue qu’elle en paraît presque irréelle.

En voici cependant un, auquel notre histoire européenne a participé avec des moyens, une modernité, une brutalité et sur une échelle de temps rarement atteinte.

90% de la population amérindienne a été décimée notamment par la maladie (utilisée ensuite comme arme au travers de couvertures contaminées à la variole et distribuées « généreusement » aux populations indigènes).

Les maladies notamment infantiles réduisaient la perspective de ces peuples à néant, les privant d’avenir.

En important leur troupeau, les colons ont considérablement transformé l’équilibre des territoires, de la faune et de la flore, des ressources dont les indigènes vont petit à petit être privés.

Entre la découverte de Colomb au XVe s. et la fin du XIXe s. On estime que la population amérindienne (nord et sud du continent) est passée de 50 MM à 1.8MM, soit une baisse de 96%.

Dans cet intervalle rien qu’au Brésil elle est passée de 3mio à 300,000.

On estime à 9mio, le nombre de victimes indigènes depuis la découverte du nouveau monde.

Des 340.000 indiens qui habitaient la Californie, quand les espagnols s’installèrent, il n’en restait que 17,000 au début du XXème s. Lors de la ruée vers l’or découverte à l’ouest, la brutalité des colons n’avait aucune limite, mais les autorités avaient pour la question indienne pas d’autres perspectives que leur éradication.

Certaines collectivités payaient de USD 5.à 50 par tête d’indien. Les historiens relatent les razzias des milices (des sortes de bandes incontrôlées appelées « vigilantes ») capables d’en réunir des charrettes entières, à tel point d’ailleurs, qu’à de très rares occasions l’armée même s’interposait.

Difficile, de ne pas y voir le douteux parallèle qu’on pourrait établir avec la technique employée par Daech ?

Soudainement, nos jeux d’enfants où cowboys et indiens s’affrontaient dans d’insouciants scénarii me reviennent avec cette frivolité, dont seule l’insouciance de la jeunesse peut en justifier l’innocence ; celle dont l’écho résonne avec la force du désespoir.

Pologne août 2015

Notre identité, depuis son commencement, est tissée par les interactions dans lesquelles nous ­sommes engagés. Révolution copernicienne, ou pas loin. Car autrefois, l’affaire semblait pliée: le monde était le monde, et moi, c’était moi. On était entiers, séparés, dans un rapport frontal.

Comme les neurosciences avec la notion de «cerveau social» et la découverte des neurones miroirs détectant le ressenti d’autrui, la psychologie échafaude désormais un modèle du psychisme fondé sur la relation. C’est la mise en rapport avec autrui, et avec la matérialité du monde investie par des significations humaines, qui détermine mon monde intrapsychique. L’«intra» se forme dans le sillage de l’«inter», comme disent, familièrement, les experts

Nous sommes constitués par les interactions et par le partage psychique.

Dès la naissance, le nouveau-né et l’adulte communiquent de manière extrêmement raffinée avec des gestes et des regards, tout à fait en synchronie les uns avec les autres, la culture, le langage et les modes d’expression artistiques prennent leur source dans les vocalisations et les mouvements qui tissent ce lien. (Colwyn Trevarthen, Christiane Moro)

Surimposition : C’est une chose déjà apparue dans telle autre chose sous forme de souvenir, le nacre dans l’argent. La réciprocité entre soi et le non-soi.  S’apercevoir que le collier qu’on a autour du cou le collier qu’on cherchait partout. Dans cette claire vacuité où les pensées s’évanouissent sans laisser de traces, dans cette fraîcheur où les pensées à venir ne sont pas encore nées. C’est une manifestation lumineuse est insubstantielle, comme l’essence de l’esprit n’est d’aucune  manière concrète.

Le rêve donne la vie une lecture identique à celle d’une carte routière on progresse le long d’un axe linéaire tandis que le dehors de remplis d’une essence entière…

 Il y a de nombreuses preuves que les actions prénatales ont un impact majeur sur le développement de l’être humain. Le point important sur le développement humain et plus particulièrement sur celui de son cerveau c’est qu’il se fait principalement sous l’influence de son environnement et surtout après la naissance. Si vous nous comparez à un cheval qui est capable de courir dès le premier jour de sa vie, il est évident qu’en comparaison nous sommes sous-développés. Nous ne pouvons pas faire appel à la coordination neurologique, à l’équilibre, à la force musculaire et à une acuité visuelle suffisante avant un an et demi voire deux ans. Cela est dû au fait que le développement cérébral du cheval se passe in utero, tandis que chez l’être humain, il doit se produire après la naissance, et cela s’explique par une simple logique évolutive. En réalité le développement du cerveau antérieur est ce qui crée l’espèce humaine, puis se conjuguent deux caractéristiques propres à notre espèce : une augmentation du volume crânien et simultanément la bipédie avec un rétrécissement du  bassin. Ce sont ces particularités qui nous feraient naître prématurément. Et cela signifie que le développement du cerveau qui chez d’autres animaux se produit in utero, chez nous se produit après la naissance et en grande partie sous l’influence de l’environnement.  Le concept du darwinisme neuronal signifie simplement que chez certains les entrées appropriées de  l’environnement de développeront de manière optimale, alors que chez les autres elles le seront moins voire pas du tout. Si vous prenez  un enfant pourvu d’une bonne vision à la naissance et que vous le placez dans une salle obscure pendant cinq ans, il en ressortira aveugle pour le reste de sa vie, car les circuits liés à la vision requièrent des ondes lumineuses pour leur développement et sans cela, même les circuits rudimentaires présents et actifs à la naissance seront atrophiés et mourront et de nouvelles structures ne pourront pas se développer.
La violence n’est pas une donnée unilatérale, certaines sociétés en sont complètement dépourvues et d’autres capables de s’autodétruire. Les anabaptistes, amish, mennonites, sont des groupes sociaux dans lesquels la violence est totalement absente. Son niveau dans les  kibboutz israéliens est si bas, que certains juges ont envoyé certains criminels y purger leur peine afin d’y apprendre une vie pacifique. Nos influences linguistiques, nos perceptions, linguistiques, théologiques, métaphysiques sont donc largement modelées par la société,
Par définition plus une société est stratifiée, moins vous avez de personnes avec qui avoir des relations réciproques et symétriques. A la place tout ce que vous avez ce sont des divergences et une hiérarchie sans fin. Un monde dans lequel vous perdez vos pairs et  un monde avec beaucoup moins d’altruisme.
Le mythe dans notre société est de considérer que  les individus sont compétitifs par nature et qu’ils sont individualistes et égoïstes. En fait la réalité est tout autre : nous avons certains besoins essentiels. La seule façon dont vous pouvez parler concrètement de nature humaine, c’est en reconnaissant qu’il y a certains besoins humains : la compagnie, l’intimité, l’amour, être accepté, être vu ou reconnu pour ce que nous sommes. Si ces besoins sont remplis, nous devenons des gens compatissants. Par contre ce que nous voyons souvent, c’est une distorsion de cette nature, précisément parce que ces besoins ne sont pas satisfaits.   Il devient intéressant de se poser la question suivante : notre société moderne est-elle bonne pour notre santé.  Notre développement socio-il positif dans un sens humain ou social ou est-ce que le fondement central de notre société va en réalité à l’encontre de l’évolution nécessaire au maintien de notre bien-être personnel ou social ?

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